Biographie de Guy Beart mp3
Guy Béart de son vrai nom Guy Béhart (orthographié à l'origine Béhar[1]), né au Caire (Égypte) le 16 juillet 1930 (1930-07-16) (80 ans), est un auteur-compositeur-interprète français. Il est le père de l'actrice Emmanuelle Béart.
Le travail de son père, expert-comptable participant à la création d'entreprises, nécessitant des déplacements fréquents, Guy Béart grandit dans différentes villes d'Europe et du Mexique avant de se fixer au Liban où il suit la majorité de ses études, entre 10 et 17 ans, âge auquel il part pour Paris.
Inscrit à l'École Nationale de Musique (il y joue de nombreux instruments : violon, mandoline), il est parallèlement accepté au Lycée Henri IV (Classe préparatoires Math Sup et Math Spé) puis reçu à l'École nationale des ponts et chaussées, d'où il sort avec un diplôme d'ingénieur. Il débute au bureau d'études de l'entreprise Sainrapt et Brice[2] et dirige notamment la construction d'un pont à Maxéville (près de Nancy), pour l'accès aux carrières Solvay.
Guy Béart se lance dans la chanson à partir de 1954, dans les cabarets parisiens de la Rive gauche, notamment La Colombe de Michel Valette ou Les Trois Baudets de Jacques Canetti qui le fait signer sur son label de musique Philips[3] en 1957. Il y chante le Bal chez Temporel, dont les paroles sont de l'écrivain André Hardellet. Ce premier succès lui apportera, dès 1958, le Grand Prix du disque de l'Académie Charles-Cros. Il sera suivi de nombreux autres, comme L'Eau vive et Qu'on est bien (1958), Les grands principes (1965), Le grand chambardement (1967), La vérité (1968), devenus des classiques. Puis il enregistre deux albums de chansons françaises traditionnelles, dont Vive la rose. Il écrit pour de nombreux artistes (Patachou, Zizi Jeanmaire, Juliette Gréco qui chante Chandernagor).
Devenu producteur et animateur sur la première chaine de télévision française, dans son émission de talk show "Bienvenue chez Guy Béart", il reçoit à partir de 1966 nombre d'artistes et de personnalités de l'époque, dont Duke Ellington, Simon et Garfunkel.
Un cancer l'éloigne de la scène pendant plusieurs années[4], mais il revient en 1985, avec un titre plein d’espoir, Demain je recommence. Il donne des concerts jusqu'en 1999 et sort en 2010 un nouvel album Le meilleur des choses faisant référence à ses dernières « années de vache maigre » pendant lesquelles il a dû vendre un appartement et de nombreux meubles[5].
En 1994, Guy Béart est distingué par l'Académie française, qui lui décerne la grande médaille de la chanson française (médaille de vermeil) pour l'ensemble de ses chansons.
Discographie de Guy Beart mp3
* 1958 : Guy Béart (1 ou Qu'on est bien)
* 1958 : Volume 2 (ou L'eau vive)
* 1960 : Volume 3 (ou Printemps sans amour)
* 1963 : Volume 4 (ou Fille d'aujourd'hui)
* 1965 : Qui suis-je ?
* 1966 : Vive la rose - Les très vieilles chansons de France
* 1968 : La vérité
* 1968 : V'la l'joli vent - Les nouvelles très vieilles chansons de France
* 1969 : La fenêtre
* 1971 : L'espérance folle
* 1973 : Couleurs du temps
* 1975 : Il fait beau à Paris
* 1976 : Chansons de notre temps et d'espérance
* 1978 : Les nouvelles chansons
* 1981 : Le beau miroir
* 1982 : Porte-bonheur - Les chansons gaies des belles années
* 1986 : Demain je recommence
* 1995 : Il est temps
* 2010 : Le meilleur des choses
Albums en public [modifier]
* 1974 : À l'université (double 33 T)
* 1977 : À la Comédie des Champs-Elysées (triple 33 T)
* 1999 : En public (double CD)